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Choc de simplification : les PME en état de choc ?

03.03.2015 - Presse

Le gouvernement parle sans cesse de faciliter la vie des entreprises, de réduire les charges et de limiter les risques. Un « choc de simplification » qui met beaucoup de PME en état de choc : inflation des réformes, accumulation des textes de lois… Le Code du travail s’épaissit de 60 pages par an. On ajoute des contraintes, du risque, du temps passé.

Choc de simplification : les PME en état de choc ?

Le gouvernement parle sans cesse de faciliter la vie des entreprises, de réduire les charges et de limiter les risques. Un « choc de simplification » qui met beaucoup de PME en état de choc : inflation des réformes, accumulation des textes de lois… Le Code du travail s’épaissit de 60 pages par an. On ajoute des contraintes, du risque, du temps passé.

2015 est une année faste en la matière: les employeurs vont devoir digérer la création du CPF (Compte personnel de formation), s’accoutumer aux arcanes du compte pénibilité, s’approprier les changements dans les taux de cotisation pour les allocations familiales, les précisions sur la réduction Fillon, sans oublier le prochain et important déploiement de la DSN (Déclaration sociale nominative), les nouvelles règles de gratification des stagiaires ect.

Prenons la rémunération des stagiaires, justement la loi a décidé d’augmenter leur niveau de gratification. Bien sûr, cela va dans le bon sens dans la période de précarité actuelle.

Cependant le texte de loi contient des imprécisions considérables. On ne pas quel sera le mode de calcul du paiement des congés des stagiaires. Ce n’est pas explicite. Tout cela peut entraîner un risque de requalification de la convention en emploi salarié suite à de mauvaises interprétations du texte de loi.

Prenons la rémunération des stagiaires, justement la loi a décidé d’augmenter leur niveau de gratification. Bien sûr, cela va dans le bon sens dans la période de précarité actuelle.

Cependant le texte de loi contient des imprécisions considérables. On ne pas quel sera le mode de calcul du paiement des congés des stagiaires. Ce n’est pas explicite. Tout cela peut entraîner un risque de requalification de la convention en emploi salarié suite à de mauvaises interprétations du texte de loi.

Dans le même temps, les nouveaux droits octroyés, le remboursement des transports en commun, les tickets restaurant, le droit à la formation vont coûter environ 10% de plus à l’employeur. On parle de réduire les charges, alors qu’on les accroît.

Simplification de la fiche de paie : pas si simple…

Autre illustration de cette contradiction : la simplification du bulletin de paie. Elle aussi part d’une intention louable. Selon les calculs du gouvernement, chaque fiche de paie coûte aujourd’hui à l’employeur entre 17.50 euros et 33 euros. Demain, en réduisant de moitié le nombre de lignes à faire figurer sur la fiche de paie, ce coût serait ramené à 12 euros. Par quel miracle ? Le nombre de lignes et les calculs restent identiques, seul l’affichage change.

Qui plus est, c’est sans compter les investissements conséquents que vont devoir consentir toutes les entreprises qui ne disposent pas d’une solution paie en mode Cloud, et qui devront adapter leur logiciel géré en interne ou celui hébergé chez leurs prestataires éditeurs, avec des mises à jour facturées au prix fort. Sans compter aussi le budget de communication qu’elles vont devoir consacrer pour expliquer ce nouveau dispositif à leurs salariés. Au Medef, on avance le chiffre de 700 millions d’euros à débourser par les entreprises.

Qui plus est, c’est sans compter les investissements conséquents que vont devoir consentir toutes les entreprises qui ne disposent pas d’une solution paie en mode Cloud, et qui devront adapter leur logiciel géré en interne ou celui hébergé chez leurs prestataires éditeurs, avec des mises à jour facturées au prix fort. Sans compter aussi le budget de communication qu’elles vont devoir consacrer pour expliquer ce nouveau dispositif à leurs salariés. Au Medef, on avance le chiffre de 700 millions d’euros à débourser par les entreprises.

Et ne parlons pas de la DSN, une déclaration unique dont la mise en place imminente stresse bon nombre d’employeurs ! Beaucoup d’entre eux mesurent la portée des sanctions et des pénalités encourues en cas d’inexactitude sur les montants ou d’omission de salarié…

Gérer au quotidien cette schizophrénie administrative pour le compte de nos clients, patrons d’entreprises de taille intermédiaire, directeurs financiers et de ressources humaines est complexe. Ce sont ces entreprises qui subissent de plein fouet surenchère légale, nouvelles contraintes, perte de temps et prise de risques, car elles sont moins outillées pour y répondre.

À propos de l’auteur

Pionnier de l’informatique de gestion en France, Alain Crémer a créé Nibelis, précurseur des outils de gestion en mode Saas, en 2001 après un premier succès engrangé avec la société Sybel, dont il avait fait en 10 ans l’un des poids lourds du marché des logiciels de gestion pour les PME.

Avant d’être rachetée par l’éditeur britannique Sage, la société Sybel employait plus de 300 personnes, détenait un portefeuille de 43.000 clients, une gamme de 32 logiciels pour un chiffre d’affaires avoisinant les 30 millions d’euros.

Alain Crémer est diplômé de Supélec et de Harvard Business School.

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