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Réforme de la formation : quel bilan après 4 mois ?

29.04.2015 - Presse

Réforme de la formation professionnelle : quel bilan après 4 mois ? Depuis le 1er janvier dernier, les entreprises sont soumises à de nouvelles obligations en matière de formation. Les sociétés impactées par la réforme ont-elles réussies à se mettre en conformité avec la loi ? Quelles décisions ont-elles prises pour vivre cette année de transition en douceur ? On fait le point.

Statut quo sur le budget du plan de formation

En plus d’instituer le versement d’une contribution unique par les entreprises, la loi relative à la formation professionnelle a fait évoluer les missions des entreprises. « Ces dernières n’ont plus d’obligation légale concernant le montant du budget alloué au titre du plan de formation », a rappelé Stéphanie Legros, responsable du département formation chez Nibelis, lors d’une matinée dédiée à la réforme. Cette année, plutôt que d’augmenter ou réduire leurs budgets, « les entreprises choisissent de ne pas y toucher en attendant que tous les décrets soient votés », constate-t-elle.

Les entreprises s’outillent peu à peu

Pour gérer et suivre leur plan de formation, les entreprises ont chacune leur stratégie. « Les petites sociétés se tournent vers le tableur Excel, qui présente de la souplesse mais qui a ses limites lorsqu’il s’agit de gérer les historiques de formations des collaborateurs », selon elle. Les grands comptes développent des outils maison, s’orientent vers un outil SIRH dédié à la gestion de la formation ou un ERP« afin de faire un lien entre la formation et la paie et ainsi calculer les coûts de rémunération », précise-t-elle. Une stratégie qui implique une transparence totale sur sa politique de formation.

Une communication encore insuffisante sur le CPF

Puisque les droits acquis au titre du Compte personnel de formation sont attachés à l’individu, et non plus au contrat de travail, « les entreprises semblent se dédouaner de ce dispositif », remarque Stéphanie Legros. Conséquence ? « Seule une minorité communique sur le CPF », regrette-t-elle. Même si elles n’ont aucune obligation légale, les entreprises sont invitées à créer des cellules de soutien afin d’accompagner leurs salariés dans la création de leur compte, notamment ceux qui n’ont pas un accès quotidien à Internet, donc au portail dédié du gouvernement.

Le portail dédié au CPF n’est pas (si) simple

C’est le constat de Stéphanie Legros, qui a testé son utilisation. Elle a relevé plusieurs ombres au tableau.« Lorsque j’ai recherché des formations éligibles au CPF, je me suis aperçue que certaines étaient dédoublées en catégories « salarié » ou « tout public ». À aucun endroit je n’ai trouvé la nuance entre ces deux appellations », témoigne-t-elle. Autre hic : pour valider leur demande de formation, les salariés doivent renseigner des champs (durée de la session, coût pédagogique…) pour lesquels « un important travail de recherche sur Internet est nécessaire », conclut-elle.

Par Aurélie Tachot

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