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Les vacances rimeront-elles avec déconnexion ou télétravail ?

Durant cette période estivale, nombre d’entre nous seront en congés. Les plus chanceux partiront en vacances. Alors que ce terme rime avec farniente ou détente pour la majorité des salariés, certains professionnels appréhendent cette coupure. Lorsque l’on travaille dans les RH, est-il réaliste d’oublier le bureau pendant plusieurs jours – voire semaines ? Comment se tenir à ses bonnes résolutions ? A quels risques s’exposent les collaborateurs qui continuent à remplir leurs missions durant leurs congés payés ? 5 points clés pour y voir plus clair.

Les Français, tous accros à leur job ?

La « Nomophobie », le nouveau mal du siècle. Un nom encore peu connu, pourtant cette pathologie concerne un nombre croissant de Français. Combien d’entre nous affirment savoir se passer sans aucun souci de leur smartphone ? Au-delà de la sphère privée, la tentation de consulter sa messagerie pro est grande en période de congés. Ainsi, selon un sondage BVA Tryna1, plus de 4 salariés sur 10 déclarent consulter leurs mails professionnels durant les vacances (43 %).

La transformation digitale a conduit à l’hyper-connexion. Si le poids de cette dernière ne cesse de grandir, c’est pour diverses raisons : la crainte de passer à côté d’un point important ou urgent, le besoin de bien faire, le sentiment d’obligation morale lié à la fonction de manager. On entend aussi parfois l’argument « tout le monde le fait, au bureau » : dans un contexte de surinvestissement, il est délicat de devenir le premier à vouloir instituer l’exemplarité – savoir se déconnecter à 100 %… Une étude OpinionWay2 révèle pourtant que 2 Français sur 3 aspirent à une totale coupure de leurs enjeux pro pendant leurs congés.

La déconnexion professionnelle, un droit fondamental

Pour rappel, travailler durant ses congés payés n’est pas autorisé. Le salarié risque un licenciement pour faute grave. L’employeur qui adresse à son collaborateur une demande de ce type s’expose à une amende de catégorie 5. A noter, il existe une exception pour laquelle un salarié peut travailler durant ses vacances : les vendanges ! Il s’agit alors d’un contrat saisonnier, de courte durée et dont la rémunération est faible. L’employeur doit être averti et avoir donné son accord en amont.

Dans le souci de préserver l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle, le gouvernement a pris des mesures en 2017. Inscrit dans le Code du travail depuis cette date, la déconnexion au travail est un droit applicable à l’ensemble des salariés, quel que soit le poste qu’ils occupent. Ainsi, les organisations de plus de 50 salariés sont tenues d’établir un accord d’entreprise sur la gestion de la disponibilité des employés en dehors des horaires du travail. Ce dernier établit la limite des usages des outils numériques par ses salariés.

5 conseils pour anticiper sa déconnexion

La déconnexion ne s’applique pas toujours facilement dans le domaine RH. Lorsqu’on occupe un poste à responsabilités, on est plus exposé au risque d’être sollicité par des collaborateurs ou sa Direction. Les managers sont souvent dans ce cas de figure. Pourtant, des solutions existent !

  1. Montrez l’exemple : évitez de solliciter les salariés et de donner suite à leurs demandes si ces dernières peuvent être traitées ultérieurement, les mauvaises habitudes sont faciles à prendre et plus compliquées à perdre !
  2. Limitez les outils numériques dans vos bagages ! Est-ce que votre smartphone a réellement sa place dans votre valise ? Ne seriez-vous pas moins tenté de consulter votre messagerie si vous partez uniquement avec votre ordinateur portable ? Suivant le contexte de votre travail, un simple choix de ce type peut influencer fortement le planning de vos vacances !
  3. Établissez des plages « on – off » et respectez-les : si vous ne pouvez pas faire autrement, connectez-vous une fois par jour/semaine à horaire fixe et ne traitez que les sujets prioritaires. Le matin est une période favorable, en vous connectant le soir, vous pourriez être tenté de jouer les prolongations en soirée…
  4. Partagez vos projets en cours auprès de vos collaborateurs et déléguez autant que possible. Si cette option n’est pas envisageable, il est indispensable d’anticiper pour ne pas vous retrouver avec des deadlines en plein milieu de votre voyage au bout du monde !
  5. Communiquez en interne. En complément du traditionnel mail d’absence, faites savoir à vos collaborateurs et/ou clients à quel moment leurs demandes seront consultées et leurs dossiers seront traités. Annoncez les périodes durant lesquelles vous ne serez en aucun cas joignable.

Sources : 1- Etude BVA Tryna | 2- Etude OpinionWay  | 3- Etude Deloitte (« Global Mobile Consumer Survey 2016 ») menée sur 30 pays, auprès de 49 000 répondants.

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