Chief Happiness Officer : une fonction utile ou futile ?

Avez-vous déjà entendu parler du Chief Happiness Officer (CHO) ou Responsable du Bonheur en entreprise ? Acteur œuvrant en faveur du bien-être des collaborateurs, il travaille main dans la main avec les salariés afin qu’ils deviennent maîtres de leur propre épanouissement personnel/professionnel. Quelle est sa place dans l’entreprise ? Quelles sont ses missions ? Quels résultats sont attendus de ses actions ? Découvrez ici toutes les réponses !

CHO : mascarade ou poste stratégique ?

Créé dans la Silicon Valley, le métier de CHO est aujourd’hui une fonction plébiscitée outre-atlantique. Depuis 5 ans, la France semble représenter un terrain d’action privilégié pour cette profession, 56 %* des collaborateurs se déclarant « désengagés » voire « totalement désengagés » de leur entreprise. Alors que le métier de CHO fleurit dans les organisations, sa légitimité reste grandement décriée. Ce spécialiste ne participe encore que trop peu aux comités de direction, réunions stratégiques qui l’aideraient à mener à bien ses missions (analyse des reportings sociaux, conduite du changement…). Un accueil paradoxal dans l’entreprise, donc !

Souvent considéré comme un Chargé de communication interne ou encore un Animateur de communautés d’entreprise, le Chief Happiness Officer est invité à identifier des solutions concrètes d’amélioration de la qualité de vie au travail. Il s’agit ainsi de doper performances individuelle et collective. D’après le Baromètre Lavazza x Ifop**, plus de 8 cadres sur 10 estiment que cette fonction impulse des changements positifs :

*Etude IPSOS GLOBAL
** Baromètre Lavazza x Ifop : Bien-être et bonheur au travail : qu’en pensent les salariés français ?

Le CHO au service de la motivation des salariés

Bien qu’il n’existe aucune formation dédiée au poste de CHO, il apparaît que les spécialistes en communication et ressources humaines soient les profils les plus appropriés pour occuper cette fonction. Grâce à leurs compétences transversales, ils détiennent toutes les clés pour mener à bien leurs actions conformément aux besoins et objectifs des entreprises. Quelles sont-elles ?

Voici une liste non exhaustive des missions dont ils ont la responsabilité :

  1. Organisation d’événements de sorte à souder les équipes : petits-déjeuners, soirées annuelles, team-buildings, célébration des anniversaires …
  2. Mise en commun des suggestions et initiatives de chacun afin d’impliquer les collaborateurs dans le développement de l’entreprise (boîte à idées…).
  3. Mise en place d’un plan de sécurité psychologique sur le lieu de travail afin d’anticiper et de gérer les risques psychosociaux (pression, charge de travail, prévention du harcèlement moral & sexuel…)
  4. Entretiens individuels et collectifs réguliers afin de suivre de près l’état d’esprit des collaborateurs.
  5. Intervention sur des thématiques liées à la QVT comme la mise en place de nouveaux outils numériques (dispositif de e-santé facilitant la prise de rendez-vous médicaux par exemple), l’aménagement des horaires & conditions de travail (télétravail, régulation en cas de surcharge…), le développement des compétences (formation, tutorat basé sur les connaissances & compétences variées des employés) …

L’objectif ? Replacer l’humain au cœur des préoccupations de l’entreprise. Tout un programme !

Le bonheur des salariés : un nouveau levier de rentabilité avéré!

De nombreuses études s’évertuent à dresser la recette parfaite du bonheur au travail. Parmi elles, deux en évaluent les bénéfices concrets. Harvard Business Review France a croisé les résultats des enquêtes menées par « Great Place to Work » et les données de performance financière de ces entreprises. Le constat ? Des salariés épanouis améliorent significativement la rentabilité de leur entreprise de 11 % en moyenne*. L’ombre au tableau : il ressort de l’étude que les collaborateurs entre 25 et 45 ans seraient les contributeurs majeurs de cette croissance…

Shawn Anchor, l’une des figures majeures de la psychologie positive, va plus loin dans l’analyse en déclarant que le bonheur en entreprise dope les bénéfices de :

Les résultats sont sans appel : les entreprises instillant reconnaissance, respect et confiance envers leurs collaborateurs se révèlent être les plus rentables.

Du CHO à l’engagement collaborateur

Qu’elle soit considérée comme un prérequis du bien-être ou comme « bullshit bonheuriste »*, la question du bonheur au travail fait l’objet d’études très sérieuses. En réponse à cette attente émanant des salariés, le Chief Happiness Officer endosse une responsabilité cruciale : redonner du sens au travail en mettant en place des actions concrètes corrélées aux valeurs de l’entreprise et aux besoins de chacun des collaborateurs. Ses armes les plus efficaces ? Le DIALOGUE, la MOTIVATION individuelle & collective ainsi que la RECONNAISSANCE du travail effectué entre autres. Son rôle deviendra de plus en plus stratégique dans l’entreprise de demain et dans l’atteinte de leur graal : l’engagement collaborateurDécouvrez ici les outils complémentaires pour initier ce cercle vertueux !

*Socrate au pays des process, Julia de Funès
**Etude Gallup, Human Resources Corporate Leadership Council

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